ENSAE 1A : nocturne

Le data scientiste est devenu populaire.

Il n'a pas toujours eu ce nom là.

Un jour, on m'a demandé ce que je faisais.

Devant un clavier la plupart du temps, j'ai d'abord pensé à Glenn Gould.

Trop poétique peut-être ? Que pourrait être un algorithme sinon de la musique ?

Et puis j'ai voulu faire un peu moins geek, un peu plus fun alors j'ai pensé à Joe Cocker.

Il est si droit quand il chante.

Bon en fait, quand je code, je mets Highway to Hell.

J'ai l'impression que ça fait fuir les bugs.

Mais je ne suis pas le seul que ça fait tripper.

Je fais aussi quelques infidélités.

On m'a dit finalement que j'étais un geek.

J'ai cru qu'on m'avait donné le nom de mon futur groupe de rock.

Personne n'est parfait :)

D'ailleurs, je suis plus doué pour le tennis.

Les personnes les plus riches sont des geeks

Quand j'étais petit, le mot geek n'existait pas.

Je cite les mots d'une élève de l'année dernière.

Mon premier binôme est un MPSI qui avait déjà fait un projet de programmation en classe préparatoire, ce qui me rassurait, si j’avais un problème. Le problème était qu’il avait déjà rencontré et surmonté depuis longtemps des obstacles que je ne rencontrais que maintenant. Non seulement c’était déresponsabilisant, car je n’avais jamais à chercher longtemps, mais aussi dévalorisant pour moi, car il n’y avait rien que je pouvais faire pour l’aider, même avec de la bonne volonté. Je me mettais des standards tellement élevés, je voulais que tout soit parfait dès le premier essai et atteindre un niveau qu’il était impossible d’atteindre dans le temps imparti. La joie n’était plus au rendez vous.

Après avoir changé de partenaire, c’était très différent : on avançait quasiment au même rythme, on pouvait dialoguer sur des problèmes de code et trouver la solution en commun. Alors qu’il est assez ennuyeux de se faire expliquer un code, cela devenait intéressant de bricoler petit à petit pour construire quelque chose qui marchait – l’activité redevenait ludique. En somme, ce projet m’a appris certaines choses qui sont valables partout : je pensais que c’était plus important de faire progresser le code que de progresser moi-même. Mais je me suis rendu compte que ça ne servait à rien de se mettre avec le meilleur pour un super résultat si l’on est incapable ensuite de le faire tout seul.

Il vaut mieux chercher de bonnes conditions pour progresser, pouvoir progresser en même temps que son binôme en apprenant à se faire confiance.

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